Incendies : Le gouvernement affirme avoir procédé à 263 interpellations, la plupart pour des feux volontaires

Incendies : Le gouvernement affirme avoir procédé à 263 interpellations, la plupart pour des feux volontaires

263 personnes ont été interpellées depuis le 28 juin dans le cadre des enquêtes sur des départs d’incendies, dont 92 mineurs, avec deux tiers des interpellations pour des feux criminels

Quelque 263 personnes ont été interpellées depuis le 28 juin, dont 92 mineurs, dans le cadre des enquêtes ouvertes sur des départs d’incendies. Ces données ont été communiquées mercredi par le gouvernement. Le 28 juin est considéré comme le « début de la saison » des feux de végétation dans le pays.

« L’ordre de grandeur est constant. Les deux tiers des interpellations le sont pour des déclenchements de feux volontaires, et donc criminels. Un tiers d’interpellations est en lien avec des départs de feux non volontaires », précise une source au sein de l’exécutif. Les incendies volontaires sont passibles de quinze ans de prison.

116.085 ha brûlés en France au 27 juillet

« Les forces de sécurité sont pleinement mobilisées pour identifier les incendiaires. Ils seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes devant la justice », avait assuré lundi le Premier ministre Sébastien Lecornu. Il avait avancé de son côté le chiffre de 162 interpellations entre le 6 et le 27 juillet.

Au 27 juillet, il avait également annoncé un bilan de 116.085 hectares brûlés et 13.566 départs de feu depuis le début de l’année. « Nous avons déjà dépassé l’année record de 2022 (72.000 hectares brûlés) », expliquait-il. « La seule cause naturelle en métropole - la foudre - n’explique qu’un feu sur dix », rappelle Alain Manavon de l’Office national des forêts. « 30 à 40 % des feux d’origine humaine sont intentionnels ».